N’en déplaise aux média, trop occupés à supputer les chances des « deux favoris », la meilleure, encore une fois, c’était elle.

Publié le par desirsdavenirparis5

 N’en déplaise aux média, trop occupés à supputer les chances des « deux favoris », la meilleure, encore une fois, c’était elle.
 

Oui, Ségolène était la meilleure, qu’il s’agisse
 

——> de son intervention à l’Oratoire en conclusion de l’Assemblée des Femmes, à l’invitation d’Yvette Roudy, le jeudi 25 août. Et on savait qu’entre les deux dames le courant passe, mais la grâce et le naturel avec lesquels Ségolène a pu s’adresser, comme si son discours était improvisé et qu’elle était entrée là au hasard de ses promenades rochelaises, à un public de femmes de tous bords, enchaînant les objectifs que d’autres avant elle avaient évoqués, et rappelant ses incursions régulières dans le combat des femmes – le pac contraception par exemple – étaient confondants ;
 

——> de son entrée discrète à la séance d’ouverture de l’Encan le 26, dans le sillage et la mise en scène de la secrétaire générale en semi-congé, pour laquelle la sono était soudain mise en veilleuse, permettant la montée des « Martine, Martine », alors que la cacophonie orchestrée reprenait aussitôt, couvrant les « Ségolène ! » des Désirs d’aveniristes disposés près de l’entrée.. ce qui ne sembla perturber en rien notre candidate, qui serrait des mains et renvoyait les baisers dans la cohue ;
 

——> de son extraordinaire prestation au rassemblement organisé autour d’elle le jeudi soir au Musée maritime ; la directrice de campagne et les chargés de mission avaient distribué leurs recommandations pour la campagne imminente, des personnalités et représentants divers s’étaient exprimés, s’agglutinant sur une estrade bientôt surpeuplée tandis que la salle, comble et surchauffée, retenait son souffle. Elle entrait, et tout le monde était de nouveau frais et dispos, prêt à l ‘écouter sans sourciller pendant plus d’une heure – une heure 30 avec les interruptions – exposer les « 5 points » primordiaux de son programme. Et malgré de multiples interruptions, Ségolène ne se départissait ni de sa force tranquille, ni de son sourire, ni de l’emphase de la voix sur les mots forts, ni de son humour. Sans support papier apparent, sans hésitations, sans balbutiements, sans pauses autres que celles que lui imposait l’auditoire enthousiaste. Notamment, malgré ses gestes de protestation amicale et ses clins d’œil adressées à différents interlocuteurs, elle ne réussit pas à faire cesser durant 7 longues minutes l’irrépressible montée d’une clameur collective, rythmée par les battements de mains cadencés : « Pré-si-den-te ! Pré-si-den-te ! » (pas de nom – c’était la consigne générale de l’université d’été – mais quel implicite ici !). Après quoi, sans avoir perdu le fil, Ségolène passait aux points suivants, jusqu’au dernier et à sa conclusion. Oui, cette fois-là, nous avons compris que notre candidate était devenue un véritable tribun – mais un tribun pétri d’humanité, qui, tout en maniant avec souplesse des idées de portée générale, n’était jamais grandiloquente, tant elle semblait s’adresser personnellement à chacun d’entre nous ;
 

——> de sa visite à l’Assemblée des MJS, le samedi 27 dans l’après-midi. On avait bien perçu que leur Présidente lui était favorable, mais l’accueil de la salle fut plus que chaleureux. Le ton simple et direct de Ségolène l’emportant sur quelques commentaires sceptiques dans les rangs, la réactivité de l’auditoire fut immédiate (par exemple lorsque rappelant les reproches que lui avait adressés M. Sarkozy pour avoir incité les jeunes à descendre dans la rue avec leurs aînés pour défendre les retraites, elle ajoutait « – Alors quoi, vous ne seriez pas trop jeunes pour mourir comme Guy Môquet, dont il faisait lire la lettre dans les écoles, mais trop jeunes pour manifester contre une réforme qui handicape votre avenir ?! » – rires, puis huées. E si ici on s’en tenait au slogan collectif de l’Encan 2011 « Socialistes, tous ensemble ! », les applaudissements et les bravos fusaient à chaque phrase.
 

 
 

A tous ceux qui n’ont pu venir à La Rochelle, je voudrais donc dire :
 

« Ne craignez pas de continuer d’afficher votre sympathie pour cette femme hors du commun, pour ses idées novatrices, pour sa pugnacité, pour l’audace de ses actions. N’hésitez pas à la recommander autour de vous, en dépit du matraquage quotidien de la presse qui n’hésite pas à la qualifier de « candidate en embuscade » (dimanche soir, sur la Une) ».
 

Nous ne pouvons bien sûr pas ignorer que la candidature de Ségolène Royal n’emporte pas une adhésion unanime – ni au sein du PS, dont les caciques se sont répartis entre les deux anciens secrétaires généraux – ni même dans sa région, dont on pouvait entendre des habitants la traiter de « Parisienne ambitieuse » dans les conversations de la soirée champêtre organisée par la Fédération le 25 (où Ségolène ne fit d’ailleurs qu’une brève apparition ; seul des candidats, l’ancien secrétaire général s’attarda, bavarda et distribua des bisous tous azimuts). Mais nous pouvons continuer de croire en elle et en notre destin commun SANS ETAT D’ÂME : elle est la meilleure, la plus sincère, la plus ouverte, la seule qui puisse restaurer l’image détériorée d’un PS devenu un « parti de bobos », et y ramener des électeurs du peuple de gauche. Tout ce qu’elle a fait dans sa Région, elle le fera aussi bien au plan national, tout ce qu’elle estime, avec nous, essentiel, pour l’égalité, pour la justice, pour que le système bancaire soit de nouveau au service des citoyens et non l’inverse, elle le fera – si nous l’y aidons. Et nous DEVONS l’aider, dans cette prime campagne pour commencer. Car parler avec tant de talent et de simplicité des sujets qui nous touchent tous, dans une ambiance survoltée où le vernis du credo collectif résistait difficilement à l’assaut barbare des perches et des micros, c’était déjà une prouesse en soi. Ségolène Royal, une star, oui, mais qui crève l’écran pour relayer les désirs d’avenir de ses concitoyens les plus élémentaires. Cela vaut bien une fidélité.
 

 
 

M.M.Jocelyne Fernandez-Vest
 

DA Paris 5e
 

 
  
-
 


Publié dans Ségolène Royal

Commenter cet article