Un pays à surveiller:la France

Publié le par desirsdavenirparis5

Nom de domaine : .fr
Population : 64 768 389
Internautes : 44 625 300
Salaire mensuel moyen : 1 818 dollars
Nombre de net-citoyens emprisonnés : 0

Mise en place de la riposte graduée, législation prévoyant un filtrage administratif du Web, défense d’un Internet "civilisé", l’impact de récentes législations et déclarations sur la liberté de circulation de l’information en ligne suscitent de vraies inquiétudes. Plusieurs médias en ligne et leurs journalistes ont connu une année 2010 difficile, victimes de cambriolages, de convocations devant la justice et de pressions pour identifier leurs sources. La France fait pour la première fois son entrée dans la liste des "pays sous surveillance".

2010 : une année difficile pour les journalistes en ligne et leurs sources

Courant octobre 2010, plusieurs journalistes enquêtant sur l’affaire Woerth/Bettencourt ont été cambriolés. Le journal en ligne Mediapart a déclaré une “disparition” d’ordinateurs et de disques durs contenant notamment des informations sur l’héritière de L’Oréal. Ces vols, ainsi que la géolocalisation par les services français des journalistes du site enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt, menacent gravement le principe de la protection des sources.

En novembre 2010, Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, a porté plainte pour “diffamation” contre Mediapart, qui l’accusait d’avoir organisé l’espionnage de ses journalistes. Quelques semaines auparavant, plusieurs membres de la majorité avaient lancé de dures attaques verbales contre le site d’Edwy Plenel. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a notamment qualifié les méthodes du journal de “fascistes”. Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle l’a accusé d’être un “site de ragots”.

En novembre 2010, les locaux du site d’informations Rue89 ont été cambriolés et plus d’une vingtaine d’ordinateurs volés. Les locaux du site d’information sur l’Europe MyEurop.info, dont les bureaux sont situés dans le même immeuble, ont également été “visités”. Enfin, en juin 2010, Augustin Scalbert, journaliste de Rue89, a été mis en examen pour “recel”, pour avoir publié un article accompagnant une “vidéo off” de Nicolas Sarkozy sur France 3. La vidéo montrait le chef de l’Etat irrité par un technicien de la chaîne qui avait refusé de lui rendre son salut avant une interview.

Le site Bakchich.info se serait quant à lui procuré une note d’une officine privée à destination de l’Elysée concernant son propre espionnage. Selon Nicolas Beau, directeur de publication du site, elle contiendrait des “pistes pour épauler au mieux le site”, pour “l’embourgeoiser, l’institutionnaliser” et en faire “une source à coloration gouvernementale”.

WikiLeaks : le débat français

Le débat à propos du site WikiLeaks, qui a mis à disposition du public, via des médias comme Le Monde ou The New York Times, des câbles diplomatiques américains, a suscité de vives critiques au sein du gouvernement. Eric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, a notamment envisagé, en décembre 2010, de faire interdire l’hébergement de WikiLeaks dans le pays. Le ministre a demandé au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies d’étudier les actions qui pourraient être menées “afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France". Dans une lettreadressée au Conseil, il se justifie ainsi : “La France ne peut héberger des sites Internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique”. Et d’ajouter : “On ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres Etats en raison d’atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux”.

PLAN

 

Des législations inquiétantes pour la liberté sur Internet

La lutte contre le téléchargement illégal : Hadopi

La liberté sur le Net, victime du débat sécuritaire : Loppsi 2

Bonnes résolutions pour 2011 ?

Conseil national numérique et Hadopi 3 : opération séduction

La neutralité du Net en danger

 

La place de la France dans la promotion de la liberté d’expression en ligne

 

/fr.rsf.org/surveillance-france,39712.html

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