Un autre son de cloche...à entendre

Publié le par desirsdavenirparis5

i

Extraits du blog de J.L  Mélenchon
La nouvelle secousse financière sur le vieux continent annonce un grand bouleversement dans notre histoire. En ce moment donc, il faut penser en regardant large. Si l’on reste scotché à commenter la propagande de son propre gouvernement et les commentaires à l’eau tiède de sa propre social démocratie on ne voit pas l’essentiel. C'est-à-dire le tableau d’ensemble. En particulier on ne voit pas que le plan d’austérité qui est appliqué dans chaque pays est le même que chez le voisin, avec les mêmes mots, la même dénonciation des « retards », « rigidité » et tout le Saint Frusquin culpabilisateur destiné à injecter un sentiment de résignation dans le peuple. Il en est ainsi parce que c’est partout le même enjeu celui du partage de la richesse. Soit on sort de la crise par de la relance donc des salaires et des dépenses publique soit on en sort en garantissant au capital ses placements financiers donc en cajolant les dividendes. C’est l’un ou l’autre. Les gouvernements européens ont choisi : c’est le capital qui doit être protégé, pas le travail. J’ai donc collationné quelques éclairages dont j’ai trouvé qu’ils illustraient la thèse que j’ai défendue dans les précédentes analyses sur ce blog. Ces positions je les partage avec un bon nombre d’analystes à ce que je vois en papillonnant dans la presse. A savoir que les plans d’austérité ne mènent nulle part. Ou plus exactement qu’ils mènent seulement à une catastrophique contraction de l’économie. Celle-ci aura pour effet de tendre toutes les relations sociales entre les personnes, les Nations et à l’intérieur de celles-ci.
 
Voila déjà le début des paradoxes grotesque de la crise actuelle et des remèdes stupides qui lui sont appliqués. ........
Mieux vaut un regard lucide et des messages clairs de fermeté. Lucide : ce sont des financiers qui attaquent. On connait leur adresse. Ce sont des salles de marchés qui s’affolent. C'est-à-dire seulement des individus qui agissent hors de la réalité économique avec seulement en vue leur propres profits de la journée et leur bonus de la fin d’année. Il est possible de les placer dans un rapport de force ou les pertes prévisibles les fassent reculer. Il faut être clair comme le message suivant: « si vous voulez nous ruiner nous vous ruineront avant ». Un gouvernement peut restructure sa dette, faire des emprunts forcés, rétablir la fonction d’émission de la monnaie de sa banque centrale. Dans un jeu ou la règle du jeu est que l’un des joueurs perd tout le temps et du fait même de la règle du jeu, il faut renverser la table. Il faut donc avoir une force de dissuasion financière qui fonctionne comme la dissuasion nucléaire : une logique du faible au fort. Une nuance, et de taille : après avoir déclenché le feu nucléaire financier le gouvernement qui l’a fait sait que le pays continue à vivre. La preuve l’Argentine ! 

www.jean-luc-melenchon.fr/2010/06/la-veille-du-lendemain/#more-3305

Publié dans Capitalisme-crise- G20

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article