SDF : l’effrayant bilan de Sarkozy

Publié le par desirsdavenirparis5

 

« On n’a pas le droit d’avoir faim et d’avoir froid », affirmaient Coluche et les Enfoirés. Ils ne pouvaient imaginer que le « compassionnel » Nicolas Sarkozy se montrerait encore plus exigeant qu’eux durant la campagne électorale de 2007 en affirmant que, lui élu, il n’y aurait plus un seul SDF dans les rues de nos villes deux ans plus tard. 2011 : non seulement les pauvres et les SDF sont toujours plus nombreux, mais sous la gouvernance du Tartuffe présidentiel, le nombre des morts de la rue s’est encore accru dans des proportions effarantes. Une réalité scandaleuse et inacceptable...

 

Il existe de multiples manières d’établir le bilan d’un mandat présidentiel, que ce soit sous l’angle social, sous l’angle économique, sous l’angle sécuritaire, sous l’angle international, voire sous l’angle comportemental. Et si l’on peut, dans la plupart des domaines, mettre en avant des données statistiques objectives, le jugement global n’en reste pas moins subjectif car directement lié à la perception de chaque électeur, à sa propre sensibilité aux problèmes de la société.

Comment sera jugé le bilan de Nicolas Sarkozy ? Á l’évidence, de manière très médiocre par une large majorité de la population française, et cela jusque dans les rangs de la droite modérée, excédée notamment par les dérives en direction du Front National. Ce bilan sera même jugé calamiteux par tous ceux qui – nous devrions tous l’être ! – se sentent concernés par les catastrophiques statistiques de la précarité, de la pauvreté, de l’exclusion dans notre pays. Des chiffres indignes de la 5e puissance mondiale ; indignes de l’habit de donneur de leçons planétaire qu’a prétendu endosser dès son entrée à l’Élysée le très narcissique Nicolas Sarkozy ; indignes de ses promesses de campagne.

Rappelons-nous, à cet égard, le discours prononcé en décembre 2006 par le candidat Sarkozy sur ce ton de conviction et de sincérité savamment travaillé qui lui sert régulièrement à enfumer l’électorat : « Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. » [...] « Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause. »

Manifestement, Nicolas Sarkozy n’a pas été choqué très longtemps par l’extrême dénuement d’une partie croissante de la population. Dès son élection, il s’est même empressé de balayer d’un revers de main désinvolte, pour ne pas dire méprisant, le sort des quelques dizaines de milliers de personnes contraintes de vivre sur les trottoirs de nos villes,  ......

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