RSA, ISF, fraude: la justice sociale fracture net l’UMP

Publié le par desirsdavenirparis5

 


Après la sortie de Laurent Wauquiez sur le « cancer de la société », l'UMP se réunissait le 8 juin, salle Gaveau, sur le thème de la justice sociale. L'occasion pour les militants de questionner les intervenants, notamment sur la réforme de l'ISF.

        Après les imprécations de Laurent Wauquiez contre un assistanat promu « cancer de la société tricolore », ce devait être ce 8 juin salle Gaveau, le grand rabibochage de l’UMP sur le thème de la justice sociale. Un armistice scellé en direct sous la présidence d’un François Copé jouant les Monsieur Loyal…

Au final, ce fût une convention OK Corral qui consacre la partition durable de l’UMP en deux camps. Avec d’un côté des idéologues comme Laurent Wauquiez- inspiré par le très droitier Patrick Buisson, conseiller de l’Elysée-,  prêts à promettre l’impossible -en l’occurrence l’imposition de 20 heures mensuelles de travail d’utilité publique aux allocataires du RSA- pour remporter la Présidentielle. Et de l’autre, un front gaullo-centriste qui se refuse, au nom de la reconquête des classes moyennes, à stigmatiser les plus fragiles ou même prendre le risque de les trahir une nouvelle fois, comme ce fût le cas en matière d’insécurité. 

«  La fraude aux caisses sociales n’est pas massivement le fait des allocataires. Mais celle des riches, s’est ainsi rebellée en tata flingueuse de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot ministre de la santé. C’est celle des employeurs qui ne déclarent pas les heures travaillées. » A ses côtés son prédécesseur Marc-Philippe Daubresse, tirait une deuxième salve : « Imposer un travail à nos concitoyens diminués physiquement par un accident de la vie serait aussi stupide qu’imbécile. Laurent Wauquiez n’aurait jamais dû employer le terme de cancer. » poursuivait le député du nord. Plus gestuel, Pierre Méhaignerie, vice-président du Conseil National de l’UMP, excusez du peu, frottait hostensiblement son index contre son pouce pour rappeler que les collectivités n’ont pas les moyens d’occuper tous les allocataires du RSA. Fût-ce pour le bien général. «  Le seul résultat de cette polémique c’est qu’on va offrir un peu plus de contrats d’insertion courts. » confiait ensuite à Marianne le Président de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale.

 

Laurence Dequay - Marianne | Vendredi 10 Juin 2011 à 12:01 |

www.marianne2.fr/RSA-ISF-fraude-la-justice-sociale-fracture-net-l-UMP_a207139.html

Publié dans Fiscalité-Finances

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