Radiographie alarmante d’une télévision sous influence

Publié le par desirsdavenirparis5

 

A lire avant d'aller à l'UPP sur la liberté de la presse

 

·       C'est peu dire que la réforme de la procédure de nomination des patrons de l'audiovisuel public a fait polémique, quand Nicolas Sarkozy, peu après son élection, a privé le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de cette prérogative essentielle pour s'attribuer à lui-même ce pouvoir exorbitant. Mauvais coup contre la démocratie ! Régression autoritaire ! Remise en cause de l'indépendance de l'information sur les chaînes publiques !

La décision a déchaîné une tempête politique. Et de proche en proche, à l'occasion de l'éviction des saltimbanques Stéphane Guillon ou Didier Porte de France Inter, ou lors des tentatives (avortées) de pousser le patron d'Europe-1, Alexandre Bompard, qui est un ami proche de Nicolas Sarkozy, à la tête de France Télévisions, la controverse a repris sur le thème que l'on sait: le chef de l'Etat rêve d'un audiovisuel à la botte, et si la procédure de nomination a été réformée, c'est à cette fin.

La vérité, pourtant, c'est que quand il n'y a pas de postes à pourvoir dans un avenir proche et que Nicolas Sarkozy n'a pas à intervenir, la polémique retombe. Sans doute parce que chacun pense qu'entre deux nominations, le danger s'estompe et que la vie de l'audiovisuel public reprend cahin-caha. Eh bien non ! Car la réforme de l'audiovisuel public est encore beaucoup plus grave que ne le soupçonnent même... ses plus farouches détracteurs. Pour la bonne raison que Nicolas Sarkozy peut intervenir non seulement lors des nominations mais aussi... à tout bout de champ

/www.mediapart.fr/article/offert/9503fbb9c0ae297b30c1616568cac229

 

Laurent Mauduit

Publié dans Medias

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