Quatre premières leçons à tirer de l'accident de Marcoule

Publié le par desirsdavenirparis5

L'explosion d'un four à Marcoule lundi nous rappelle d'abord une évidence : la possibilité d'un accident sur un site nucléaire existe, même EDF préfère parle d'accident industriel. La meilleure preuve qu'il s'agit d'un accident nucléaire

est l'intervention de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), mais aussi les explications demandées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). EDF joue sur les mots comme l'avait fait Eric Besson en refusant de parler de catastrophe nucléaire à propos de Fukushima et Claude Allègre en parlant de catastrophe naturelle au même propos.

La transparence commence avec les mots que l'on utilise. Pour quoi cette bataille sémantique ? Parce que les déchets radioactifs même faiblement ou moyennement sont dangereux pour la santé, parce qu'on ne maîtrise pas les emballements d'un accident lorsqu'il se produit, parce que la proximité avec le nucléaire militaire et la cible idéale que constituent ces installations pour le terrorisme renforce encore la culture du secret.

D'où les fantasmes de part et d'autres que la confusion et le manque de transparence ne font qu'alimenter. Plus que jamais, les termes du débat doivent être redéfinis et ce n'est pas la commission « Areva » créée par M. Besson pour parler de l'avenir de la filière nucléaire qui va modifier le paysage.

Rejets gazeux et liquides autorisés

Une impressionnante litanie d'incidents

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www.rue89.com/corinne-lepage/2011/09/15/quatre-premieres-lecons-a-tirer-de-laccident-de-marcoule-221985

Publié dans Ecologie-Environnement

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