Primaire : petit jeu des (maigres) différences entre socialistes

Publié le par desirsdavenirparis5

Culture, déficit, emploi des jeunes, nucléaire, pouvoir d'achat, retraite à 60 ans… Abécédaire de rattrapage pour juilletistes.

 

Ce sont leurs désaccords qui comptent. C'est en se démarquant les uns des autres ou en prenant leurs distances avec certains aspects du projet socialiste pour 2012 que les six postulants à la primaire peuvent donner une tonalité particulière à leur candidature.

Un mois après le lancement de la campagne officielle, on observe quatre attitudes :

La primaire en râlant

Jean-Michel Baylet a surtout pris la parole pour critiquer le fonctionnement de la primaire. Il ne fait pas démonstration d'une motivation excessive et personne ne se fait d'illusion à son sujet : cette primaire est une manière d'habiller la non-participation du Parti radical de gauche (PRG) à la prochaine élection présidentielle.

Contrepartie : une augmentation des circonscriptions « octroyées » par le PS au PRG aux sénatoriales et aux législatives.

Au dessus des débats de « petits candidats »

Martine Aubry, qui s'est souvent fantasmée en ministre de la Culture, a été la plus diserte sur ce thème. François Hollande a tenté de passer du costume de possible « président normal » à celui de père la rigueur et d'incarnation du sérieux. Ils se sont tous les deux exprimé sur la crise de l'euro et sur (presque) tous les sujets d'actualité – mais sans s'écarter du projet adopté par le parti.

Ils suivent le même objectif : éviter d'entrer dans des débats qui, pensent-ils, les abaisseraient au niveau des « petits » candidats.

A cheval sur son créneau

Arnaud Montebourg a réussi à faire tenir tout son programme dans un mot : la démondialisation. Il s'y tient. Intérêt tactique : ses concurrents vont, peu à peu, être tous obligés de se prononcer sur le sujet.

Service animation

Ségolène Royal et Manuel Valls animent la campagne, créent du mouvement, de la surprise. Ils en ont besoin pour gagner en visibilité. En plus de leurs marottes (ordre juste et démocratie participative pour la « présidente des solutions » Royal ; sécurité, parler-vrai, réalisme économique et « énergie du changement » pour Valls), ils avancent des propositions de rupture et créent le débat.

Résultat : des différences de fond commencent à apparaître. Sur le nucléaire, la retraite à 60 ans, l'emploi des jeunes, le pouvoir d'achat, la culture, le déficit… Abécédaire.

 

 

Agences de notation

Arnaud Montebourg réclame le démantèlement des agences de notation « devenues des dangers publics, complices des marchés dans la crise économique et financière ». Il propose de créer une agence de notation publique européenne « indépendante, transparente et déconnectée des intérêts privés ». On trouve la même idée chez Ségolène Royal.

Alliances

Culture

Cumul des mandats

Déficit budgétaire

 Démondialisation

Emploi des jeunes

Euthanasie.

Impôts

Nucléaire

Pouvoir d'achat

Règle d'or

Retraite

Sécurité

  • Par Mathieu Deslandes | Rue89 | 01/08/2011 | 19H29

www.rue89.com/2011/08/01/primaire-petit-jeu-des-maigres-differences-entre-socialistes-216328

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