Primaire du PS : « le pognon devient décisif »

Publié le par desirsdavenirparis5

 


Si le principe des primaires fait désormais consensus au sein du PS, il n’en a pas toujours été ainsi… La preuve, ceux qui défendent aujourd’hui bec et ongle ce mode de désignation expliquaient hier… tout le mal qu’ils en pensaient !

 

Une « révolution démocratique » pour Arnaud Montebourg, une « juste compétition » pour Ségolène Royal, un « nouveau droit aux Français » pour Harlem Désir… Au PS, l’unanimisme est aujourd’hui de mise pour défendre les « primaires citoyennes » dont le premier tour aura lieu dimanche. Mais il n’en fut pas toujours ainsi, rappelle Rémi Lefebvre dans son excellent ouvrage Les primaires socialistes, la fin du parti militant [1].

Premier « renégat » célèbre, Lionel Jospin. Le même qui promettait lundi « soutenir avec force celui ou celle qui finalement portera nos couleurs », se montrait, en 1995, beaucoup plus circonspect sur le principe des primaires. Lors des premières élections internes au parti, le premier secrétaire du PS, alors en lisse contre Henri Emmanuelli pour l’investiture, voyait dans ce mode de désignation une « perte de fraternité dans le parti » (Le Monde, 28 janvier 1995). De même Laurent Fabius, qui, trois ans après avoir été le candidat malheureux de la primaire de 2006, regrettait l’instauration par la primaire d’une démocratie toute acquise aux sondages : « Désormais, c’est l’opinion qui fait le parti », déplorait-il dans Le Monde du 26 août 2009.....

 

 

www.politis.fr/Primaire-du-PS-Le-pognon-devient,15516

 

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