Portugal : Génération "à bout de souffle"

Publié le par desirsdavenirparis5


Publié le 05-06-11 à 11:44     

Au coeur des élections, les protestataires de la Génération précaire veulent mettre la société civile au centre de la vie politique. Par Jean-Gabriel Fredet.  


Il suffit parfois d'une chanson. "Geração à rasca" ("Génération à bout de souffle"), c'est le tube du groupe musical portugais Deolinda, racontant le désarroi d'une génération précaire et désabusée, qui a tout déclenché. En février dernier, Paula Gil (travailleuse humanitaire), João Labrincha (chômeur), Alexandro de Sousa Carvalho (doctorant) et Antonio Frazao (étudiant, travailleur à mi-temps) ont décidé d'en faire le slogan de leur combat et le nom de leur mouvement. Succès immédiat, foudroyant dans un pays que l'on croyait assommé par la crise. A Lisbonne, le 12 mars, à l'appel du collectif, 300 000 personnes ont défilé sous les platanes de l'avenue de la Liberté jusqu'au Largo de Camões pour protester contre la précarité. Levée en masse en province également. A Porto, Faro, Coimbra, des dizaines de milliers de jeunes et de moins jeunes ont crié leur angoisse devant la déglingue générale qui ravage les couches les plus pauvres et tétanise les classes moyennes.

"J'ai 27 ans et je suis stagiaire dans une ONG"

Paula, João, Alexandro et Antonio ont entre 24 et 28 ans. A Coimbra, où ils étudiaient les relations internationales, ces enfants de la génération Facebook ont pris la mesure d'un mal qui touche 55 % des moins de 25 ans. "J'ai 27 ans et je suis stagiaire dans une ONG. Ma mère est au chômage, ma grand-mère se débat avec une retraite croupion et mon petit frère cherche un boulot. Laprécartté traverse toutes les générations. Nous nous battons pour des salaires et des contrats justes, pour le droit à l'emploi et à l'éducation", explique Paula Gil. "Montée" à Lisbonne, cette petite brune au sourire éclatant dégage une énergie tellurique. "La démocratie portugaise ouverte par la révolution des Oeillets n'a que trente-sept ans. Elle est jeune. C'est une idée neuve. Il faut passer à l'étape supérieure en associant la société civile.

"Une idée pour changer les choses"

"Tous ensemble" ".

"La troïka"

La BCE, le parti gagnant des élections portugaises

Un des pays les plus pauvres d'Europe

"Etat social clientéliste" 

Fin du socialisme sauce portugaise ?

Européaniser l'Allemagne

 

Jean-Gabriel Fredet - Le Nouvel Observateur

 

tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110605.OBS4545/portugal-generation-a-bout-de-souffle.html

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