parce qu'il n'y a pas de société d'avenir sans avenir pour les jeunes

Publié le par desirsdavenirparis5

 

 

 J'ai 22 ans. En général, on m'appelle « jeune » ou « étudiant ». D'autres m'appellent « Monsieur ». D'autres encore m'appellent « camarade ». Les sociologues m'appellent «Whyer ». Je ne me souviens de Mitterrand que ce que j'ai appris à l'école. Je n'ai pas connu non plus les trente glorieuses. Pour moi, le communisme appartient à un autre siècle. Aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu un ordinateur chez moi et le Front National fait un score entre 15 et 23% aux élections. Le 21 avril 2002 j'ai entendu mes parents passer la soirée à chercher à qui la faute. En 2007 j'ai compris que quelque chose avait changé. J'ai vu le formidable élan d'espoir qui s'était levé à gauche et dans la société.

Chômage, absentéisme scolaire, manque de perspective d'avenir, abstention, déficit public. On me dit que ma génération est sacrifiée, mais je ne suis pas résigné. Je ne crois pas au discours fataliste qui veut nous faire croire que la politique ne peut plus rien face à une économie mondialisée et dirigée par une manne financière surpuissante. L'apolitisme que je combat est un mal qui ronge notre société. Sa propagation conduit nécessairement à la montée des extrêmes.

La droite au pouvoir dit de moi que je suis paresseux et assisté. Elle dit que je n'ai pas de culture, pas de savoir vivre, pas de volonté. Elle considère que c'est à mes parents - bien plus qu'à la société - de faire en sorte que je réussisse. Une partie de la gauche me considère comme victime et veux me protéger à grand coup de mesures égalitaristes. Mais ma France à moi est pleine de talents. C'est une France créative et novatrice. Elle a des compétences, mais ne rentre pas toujours dans le moule qu'on veut lui imposer. Elle veux retrouver la confiance en l'avenir mais refuse qu'on l'assiste. Ma France à moi sait que demain ne se fera pas sans elle et veut prendre sa place en toute liberté dans la société. Elle y est résolu et ne laissera personne construire demain à sa place.

Il n'y a pas de « choc » des générations. Je ne suis pas de ceux qui défendent la jeunesse en opposition au reste de la société. Au contraire, c'est à nous de réfléchir à la façon de mettre en place une solidarité entre les générations afin d'assurer le progrès de notre société. Ce que je veux en tant que jeune c'est une liberté de choix qui passe nécessairement par une insertion professionnelle réussie.

Les primaires socialistes sont une formidable occasion de débattre sur les sujets de fond, de mobiliser et de permettre aux citoyens de participer au choix des idées portées par la gauche en 2012. Dans ce débat j'ai fait le choix de soutenir Ségolène Royal. Ni fanatisme, ni religion. Je n'ai pas choisi d'adhérer à un slogan ou à une coupe de cheveux. J'ai fait le choix d'une vision de la société.

Ségolène Royal a compris qu'il n'y a pas de société d'avenir sans avenir pour moi. Elle a compris que je suis prêt à construire cette société si on m'en donne les moyens. Surtout en matière d'insertion professionnelle. Ségolène Royal à compris qu'il n'y a pas UNE jeunesse mais des jeunes. En ce sens, elle préfère les propositions qui tiennent compte de nos parcours individuels aux solutions uniques qui nous cloisonnent. Elle a montré aussi sa capacité à innover en politique, sur la forme et sur le fond. Elle est capable de mettre en pratique les idées qu'elle défend. Et finalement, elle a montré sa capacité à proposer-------->




Sébastien Le Gall

www.desirsdavenirparis.fr/article-parce-qu-il-n-y-a-pas-de-societe-d-avenir-sans-avenir-pour-les-jeunes-je-choisis-segolene-royal-78624350.html

Publié dans Ségolène Royal

Commenter cet article