"On n'éduque pas sans argent, ni moyens"

Publié le par desirsdavenirparis5


La FSU a décidé de boycotter les vœux de Nicolas Sarkozy au monde de l'Education. Une action symbolique inédite pour la fédération syndicale dont la secrétaire générale, Bernadette Groison, s'en explique auprès du JDD.fr. "Notre décision a été motivée par les réformes inacceptables de l'exécutif depuis 2007", déclare-t-elle.

La Fédération syndicale unitaire (FSU) a décidé de ne pas se rendre aux vœux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation. Ce boycott fait-il suite au fait que vous n'avez pas été invité aux vœux aux syndicats, début janvier?
Ce choix a surtout un rapport avec la politique éducative inacceptable du gouvernement. Plus précisément, nous n'avons pas eu la réponse, demandée à la dernière rentrée scolaire, sur la question des suppressions de postes. Face au silence assourdissant du ministère de l'Education nationale, nous avons donc décidé de boycotter les vœux présidentiels. Une action symbolique qui n'est pas dans nos habitudes. Nous espèrerons ainsi qu'à défaut d'être reçus par Luc Chatel [ministre de l'Education], Nicolas Sarkozy entendra nos revendications.

Les suppressions de postes cristallisent-elles vos revendications?
Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, il y a eu 45.000 suppressions d'emplois dans l'Education. Et 16.000 doivent encore intervenir à la prochaine rentrée. Ce n'est pas acceptable. Jusqu'à maintenant, les rectorats s'arrangeaient pour supprimer des postes de remplaçants, de membres de l'administration. Mais les demandes de l'exécutif vont avoir des conséquences directes et visibles sur les enfants..........

www.lejdd.fr/Societe/Education/Actualite/La-FSU-lance-un-mouvement-contre-la-politique-educative-de-Luc-Chatel-interview-256615/

Education 19 Janvier 2011

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