NOUS POUVONS TOUS FAIRE DE LA COOPERATION DECENTRALISEE:

Publié le par desirsdavenirparis5

 
 
...Et aider les pays en voie de développement ou émergents.
Ces pays, qui manquent de tout pour peu que l'on s'enfonce dans les campagnes profondes, attendent certes de l'aide matérielle mais sont également assoiffés de contacts et s'ennorgueillissent de l'attention que l'on peut leur manifester, à des milliers de kilomètres de chez eux.
 
Dans la revue  "Barreau de France", par la voie du discours que j'ai prononcé en avril dernier à NDIOUM (1), ville du Sénégal dont je suis la marraine, j'ai exposé le bilan des actions que j'y ai menées seule et de façon individuelle en collectant des fonds à cette fin.
 
Actions modestes certes mais dont le retentissement sur les populations vous récompense amplement du mal que vous vous êtes donné et du temps que vous y avez consacré.
 
Ainsi dans ma ville de Ndioum, les maîtres d'écoles et les écoliers veulent rétablir des correspondances entre les élèves des écoles d'un pays à l'autre, qui se faisaient naturellement au siècle dernier et qui sont malheureusement tombées en désuétude.

A Ndioum, dans les écoles du primaire, les enfants travaillent dans des conditions précaires. Les bâtiments datent du temps de la colonisation et mériteraient une campagne de rénovation complète.
Les classes nouvellement ouvertes sont parfois des huttes en branchages.
 
Malgré ces conditions précaires, l'on y travaille bien.
Et rien n'est plus émouvant que de voir ces écoliers vous accueillir, dans votre langue, par un "Bonjour Madame, Bonjour Monsieur", en se levant à votre arrivée, comme chez nous du temps de la troisième République, du temps de l'école de Jules Ferry.
 
Chaque année, j'ai versé un petit pécule au directeur qui a pu acheter des manuels scolaires et dit-il, qui a pu améliorer le niveau des élèves.
La fois suivante, j'ai pu constater que lesdits manuels, extraits des petits cartables, portaient pour certains la mention" cadeau de notre marraine", pour justifier du bon emploi des fonds.
 
Pour les adolescents, j'ai créé la coupe de foot de la marraine, remise en jeu chaque année.
Les maillots, culottes et chaussettes ont été fournis par l'un de mes amis chef d'entreprise et la coupe par un autre de ceux-ci.
La fois suivante, j' apporte à l'équipe gagnante les chaussures à crampons, achetées sur place et qui ont permis à l'équipe qui les a reçues de gagner la coupe régionale.
Les basketeurs ont aussi réclamé une aide, il faut rénover le terrain de basket municipal et remplacer les six panneaux existants.
Il en restera quatre à remplacer à la fin de l'année.
Il faut prendre des contacts avec les clubs français qui ont du matériel à donner.
Merci de me donner les contacts si vous les avez.
 
Mais mon action va principalement aux femmes, qui dans la campagne, maintiennent l'économie à bout de bras, tandis que les hommes s'occupent de la vie sociale et du droit coutumier, du bétail ou de la pêche.
 
Nous sommes au bord du fleuve SENEGAL, dont les crues donnent de bonnes terres et les femmes y pratiquent le maraîchage.
L'eau est donc à proximité, mais "la pente est rude" et elles vont au fleuve à pied pour recueillir l'eau dans les bassines qu'elles portent sur leur tête.
 
Une motopompe coûte 5OO euros et il en faudrait une quinzaine, une par mutuelle, car les femme sont constituées en mutuelles, dont les statuts sont déposés en préfecture.
Pour ces motopompes, j'ai besoin d'aide car la demande est très forte.
Si quelqu'un a des idées...
L'association Electriciens sans Frontières a trouvé ma trace sur internet et elle est entrée en contact avec moi.
C'est ainsi qu'elle a réouvert un ancien dossier, pour lequel il y a une dizaine d'années, elle était allée à Ndioum installer une grosse pompe et une éolienne pour le maraîchage de Nianga, actuellement en panne.
L'Association s'est engagée à remettre cette installation en état et débloquer un budget incluant la formation de plusieurs personnes de la ville de Ndioum pour en assurer l'entretien.
Affaire à suivre...
 
Il y a les mutuelles du maraîchage, les mutuelles des couturières, des teinturières, des cuisinières, des vendeuses de glace, les coiffeuses etc...
J'ai contribué à la création d'une douzaine de mutuelles, également avec les jeunes qui font de l'élevage, poulets et moutons, du ramassage des ordures ménagères etc...
Chaque année, l'on me rend compte de l'usage des fonds et l'on me présente les comptes.
 
La Mutuelle HEIDI et la Mutuelle HELENE, celle de ma maman, ont ainsi triplé leur capital d'origine en trois ans,( 300 euros ), grâce aux intérêts des fonds confiés qu'elles font fructifier.
Car elles se consentent du micro- crédit et elles savent à merveille faire respecter les engagements souscrits.
 
Certains de mes amis me remettent des fonds pour constituer une mutuelle, entre 300 et 500 euros suffisent.
Chaque mutuelle prend le nom du généreux donateur.
 
Le hasard a voulu qu'au cours de l'un de mes voyages, j'aie rencontré un français qui a mis au point un procédé pour créer un extrait nutritif, l'extrait folliaire de luzerne procédé naturel qui a reçu l'agrément du ministère de l'agriculture sénégalais.
L'extrait sert à nourrir les enfants dénutris et malnutris.
La paille restante sert à nourrir le bétail.
La luzerne est cultivée entre autre à Richardtoll, à environ 60 km de Ndioum.
La semaine dernière, le directeur de la société a remis aux populations de Ndioum 20 kg d'extrait folliaire et des contacts ont été établis avec la municipalité, qui débouchront peut être sur un partenariat.
 
Vous constaterez que ce sont de modestes actions, mais qui ont un retentissement énorme sur la vie quotidienne des polulations bénéficiaires.
Vous constaterez aussi que les domaines d'intervention sont nombreux et que vous pouvez gagner en connaissances, les échanges vont dans les deux sens.
 
J'ai un projet de concert au profit de Ndioum dans les prochains mois, les fonds collectés serviront au démarrage de la campagne de réhabilitation des salles de classes du primaire.
 
Une deuxième ambulance devrait être envoyée à Ndioum grâce au Lions Club de Pontoise, qui partira emplie de médicaments et de livres avant la fin de l'année.
 
Je vais à mon rythme, mais inlassablement et les ndioumois savent que je pense à eux tout au long de l'année, collecte de fonds, ponctions dans ma cassette personnelle, collecte de médicaments, de matériel médical, un ami dentiste qui a pris sa retraite m'a donné son cabinet dentaire qui est parti dans la première ambulance qui a été envoyée à Ndioum cette année, collecte de livres de classes, de matériel informatique usagé mais en état de marche etc...
Vous voyez, c'est à la portée de chacun de nous, aller en vacances à DAKAR puis à NDIOUM plutôt que de bronzer idiot, établir des contacts directs avec la population, je vous assure que c'est autre chose que le CLUB MED, aider les populations à rester au pays plutôt que de venir en France au péril de leur vie et finir en balayant les rues de Paris pour ceux qui ont eu la chance d'y arriver sains et saufs...
Il suffit simplement de consacrer son budget vacances pour se rendre dans le pays que vous voulez aider et de se bouger.
 
 
Oui, nous pouvons tous faire de la coopération décentralisée.
Et les membres du LIONS CLUB ou du ROTARY, ainsi que beaucoup d'autres associations, ont des fonds pour participer à cette belle oeuvre, ainsi que chacun d'entre nous, il suffit juste d'en avoir envie.
 
Si vous voulez y participer, donnez-moi vos coordonnées et devenez parrain ou marraine d'un quartier de Ndioum ou d'une ville ou d'un village de la région, région de Podor, dans le Fouta.
Nous y irons ensemble.
 
Si vous souhaitez y participer, vous pouvez aussi faire des dons, vos chèques doivent être libellés à l'ordre de l"Association Amitiés LES MUREAUX-NDIOUM" et m'être envoyés  à mon adresse professionnelle.
Je vous rendrai compte de leur utilisation évidemment.
 
Maitre Heidi Rançon-Cavenel

Marraine de NDIOUM

1) discours publié par le blog desirsdavenir paris 5°

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