Ne pas détruire les banques : les saisir !

Publié le par desirsdavenirparis5

Je vous recommande tout spécialement "le styllo de Canto, Bank run:il n'yen aura pas pour tout le monde et lessiveuses et patates 

C'est à savourer à pretites doses

 


Il faut peut-être prendre un ou deux pas de recul pour admirer l’édifice dans toute sa splendeur : non seulement les marchés de capitaux libéralisés, quoique les fabricateurs de la crise dite des dettes souveraines (voir « Crise : la croisée des chemins »), demeurent le principe directeur de toutes les politiques publiques, mais les institutions bancaires qui en sont le plus bel ornement sont devenues l’unique objet des attentions gouvernementales. Les amis du « oui » au Traité constitutionnel de 2005 trouvaient à l’époque trop peu déliées à leur goût les dénonciations de « L’Europe de la finance » mais si le slogan ne sonne en effet pas très raffiné, c’est que la réalité elle-même est grossière à ce point. L’entêtement à soumettre les politiques économiques aux injonctions folles des créanciers internationaux, telles qu’elles s’apprêtent à nous jeter dans la récession, trouve ainsi son parfait écho dans la décision, qui ne prend même plus la peine de se voiler, de mobiliser le surplus d’emprunt européen de l’EFSF [1]… pour le sauvetage des banques irlandaises bien méritantes d’avoir savamment ruiné les finances publiques du pays [2]. Le cas de l’Irlande a ceci d’intéressant que la connexion entre finances bancaires privées et finances publiques y est plus directe et plus visible qu’ailleurs,

 

Table des matières

jeudi 2 décembre 2010, par Frédéric Lordon

blog.mondediplo.net/2010-12-02-Ne-pas-detruire-les-banques-les-saisir

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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