Marseille cherche policiers désespérément

Publié le par desirsdavenirparis5


 La ville de Marseille s'apprête à tenir lundi 30 mai un Conseil municipal extraordinaire au cours duquel sera débattue à huis clos la question de la sécurité, en présence des élus mais aussi du préfet des Bouches-du-Rhône, du préfet de police et du procureur de la République. En jeu notamment la question de la présence policière dans les rues et le projet d'installation de 1 000 caméras de vidéosurveillance. Il est probable que certains diront que le second répondra à la première, autrement dit que les caméras permettront de garder des yeux là où les policiers ne les ont plus. C'est le credo du gouvernement et d'une partie des élus marseillais, à droite mais aussi à gauche où l'on pratique apparemment une certaine surenchère sur la sécurité (voir dans la presse ici et ici). C'est pourtant une croyance que relativisent fortement les recherches : les caméras ont une efficacité très faible et elles ne remplacent pas la présence policière. Pire : par son coût global, la vidéosurveillance empêche généralement les collectivités locales de recruter de nouveaux agents de surveillance de terrain comme des policiers municipaux, des médiateurs de quartiers ou des correspondants de nuit.

Quoi qu'il en soit, à quelques jours d'intervalle, en ce mois de mai 2011, trois voix sont venues indiquer que la ville de Marseille comptait de moins en moins de policiers. La première source est syndicale, il s'agit du syndicat Unité Police-SGP-FO, majoritaire chez les gardiens de la paix. Source confirmée par deux autres. D'abord l'enquête de La Marseillaise publiée le samedi 14 mai dernier et consultable sur le blog de son auteur, Philippe Pujol, journaliste spécialisé du quotidien. Ensuite une note du député Jean-Jacques Urvoas, désormais le meilleur connaisseur des questions de police au sein du parti socialiste...


 

25 mai 2011

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