Les sans-abri, stars du ballon rond à Paris

Publié le par desirsdavenirparis5

Donner de la visibilité aux sans-abri via le football, sans pour autant tomber dans le misérabilisme : c'est l'objectif de la Coupe du monde des sans-abri, qui se déroulait à Paris du 21 au 28 août.

 Les applaudissements succèdent aux cris de joie. Les talons martyrisent la ferraille des gradins. Sur la pelouse, les Françaises affrontent l'équipe d'Haïti. Les supporters, bruyamment soutenus par les joueurs masculins de l’équipe de France, donnent de la voix. Bienvenue à la Coupe du monde des sans-abri.
 
Créée en 2003 par Mel Young, la Coupe du Monde des sans-abri a posé ses baskets à Paris pour sa 9ème édition, sur l’esplanade du Champ de Mars. Cinquante-trois pays participaient à l'épreuve, avec plus de 500 joueurs, jusqu'au 28 août. Objectif : donner de la visibilité aux sans-abri via le football sans pour autant tomber dans le misérabilisme. Et si possible, améliorer leur situation dans le futur.


C'est ce qu'espère Kevin, joueur de l'équipe de France. Il habite à Caen dans un appartement loué par une association. « La médiatisation ne m'a rien apporté pour le moment, reconnaît-il. Mais l'évènement en lui-même, être là, ça m'apporte beaucoup de confiance. Et j'espère que cela va m'aider à m'en sortir. »
 

Un esprit bon enfant flotte sur l'ensemble des terrains, malgré la présence de certains visages émaciés, stigmates d'une vie difficile. Cela n'empêche pas les joueurs d'être concentrés sur la compétition. Djahida, capitaine de l’équipe de France féminine, est ravie du déroulement de la Coupe du Monde : « Il y a de plus en plus de monde et l’ambiance est super. Et puis on doit montrer une bonne image, la Coupe du Monde se déroule quand même chez nous ! »


Dans les travées, supporters et joueurs parlent, crient, dansent et, bien sûr, jouent au ballon. « On joue ensemble, on s’entraine ensemble. On se retrouve le soir, on a beaucoup d’affinités avec l’équipe d'Argentine, on vit tous dans le même logement » explique Djahida.
Entre les matchs, les joueurs observent les autres équipes, leurs futurs adversaires. Et profitent du jeu. Chaque jour, plus d’une cinquantaine de matchs ont eu lieu. Les équipes s’affrontaient en trois contre trois. Après les phases de poules, un tirage au sort a déterminé les phases finales. Comme pour les pro.



Par Matthieu Alexandre

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Publié dans Sport

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