Les Maires de France en Congrès et les urgences médicales: ils ont leur mot à dire

Publié le par desirsdavenirparis5


Lyon, 466 400 habitants : Gérard Collomb juge que « la réforme reste à faire »

LYON, 466 400 HABITANTS, dotée d’un budget primitif de 688 millions d’euros pour l’année 2010, a toujours fait montre d’un certain intérêt pour la santé,  bien au-delà des compétences habituelles de la ville, avec, par exemple, des ateliers « santé-ville » dès 2002 ou, dans un registre encore plus novateur, en finançant des maisons médicales de garde (MMG) dès 2003.

Gérard Collomb, sénateur-Maire (PS) de Lyon, réélu en mars 2008, déplore toutefois que les élus soient « maintenus dans une fausse position », a fortiori depuis l'avènement de la loi HPST  : « C’était déjà le cas dans les anciens conseils d’administration des hôpitaux, et c’est encore le cas dans les conseils de surveillance d’aujourd’hui, ils sont entre le marteau et l'enclume, où le car ils n’ont pas de vrai pouvoir ! ». Alors que les Hospices Civils de Lyon (HCL) tentent depuis plusieurs années d’inverser une spirale selon laquelle le déficit se creuse d’un exercice à l’autre,  « nous essayons de faire au mieux », souligne Gérard Collomb qui attire l'attention sur la situation du CHU qui « est désormais un peu "border-line" par rapport au taux d’encadrement en personnels soignants ».

Quant aux choix propres de la ville, tels le soutien aux Maisons Médicales de Garde, le maire de Lyon pointe qu’elle le fait « d’une certaine manière, à fonds perdus ».  Car si ces structures ont démontré qu’elles contribuaient au désengorgement des urgences dans les hôpitaux, « nous n’avons aucune possibilité de jouer sur les orientations à donner aux uns et aux autres », explique Gérard Collomb.  « De mon point de vue, ajoute-t-il, la réforme de la santé est encore à faire. »

 Le Maire de Lyon ne partage pas, non plus, les espoirs suscités par les fameux Contrats locaux de santé, supposés positionner les élus comme des partenaires des agences régionales de santé (ARS) dans dans le pilotage des politiques de santé à l’échelon des territoires. « Voyez, dit-il, le paradoxe qu’il y a à rassembler la santé et le social dans ces structures, lesquelles dépendent désormais de deux ministères différents ! »

 Et de conclure : «  Pour ma part, je suis un décentralisateur, et considère qu’il n’est jamais bon d’être à moitié dans le pouvoir. Les maires et les directeurs des hôpitaux vont, certes, continuer à travailler ensemble, mais ce   n’est pas l’institution qui favorisera cela, ce sera uniquement la bonne volonté, de part et d’autre. »

JC. source Le Quotidien du médecin (23/11/2010)

Publié dans Santé-Sciences

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