Le message de l’Islande au Portugal

Publié le par desirsdavenirparis5

 

Cette semaine, on a vu deux réactions très différentes à la dette européenne. A un bout de l’Europe, les électeurs islandais ont une nouvelle fois décidé de ne pas accepter les conditions de paiement de leurs « créanciers », les gouvernements britannique et néerlandais, à la suite de l’effondrement des banques islandaises en 2008. A l’autre bout, le Portugal est poussé dans la voie de la thérapie de choc par l’Union Européenne, et son peuple est écarté d’un processus qui changera sa vie de façon dramatique.

Ni l’Islande, ni le Portugal n’auront la vie facile dans les années à venir. Mais il y a une différence énorme entre le refus des Islandais « de payer pour les banques en faillite », selon les propres mots de leur président, et la douleur imposée de l’extérieur au Portugal. Le chef de la Banque centrale Européenne, Jean-Claude Trichet, a bien fait comprendre que les négociations sur l’avenir du Portugal ne relèvent « certainement pas du débat public ».

Les Islandais n’ont pas réagi inconsidérément. Ils étaient parfaitement conscients que le refus de payer est la voie la moins facile à emprunter à court-terme. Un procès imminent de la part du Royaume-Uni et des Pays-Bas, la réaction négative du marché du crédit et la menace de bloquer leur adhésion à l’Union Européenne fera beaucoup de dégâts.........

Par Nick Dearden   CounterPunch, le 17 avril 2011       article original :"Iceland's Message to Portugal"

 

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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