Le gaz, nouveau produit de luxe ?

Publié le par desirsdavenirparis5


Le bilan de ces six derniers mois est accablant : le nombre de coupures de gaz pour impayés ne cesse de croître (10 000 en 2008 ; une prévision de 300 000 demandes en 2010).
Le gouvernement en porte l’entière responsabilité. Il a permis au gaz d’augmenter de plus de 35% entre 2004 et 2010, sans aucune justification face à l’évolution des cours mondiaux.
L’État a privilégié les profits à court terme des actionnaires de GDF-Suez (des amis intimes de Nicolas Sarkozy, invités au « Fouquet’s » le soir de sa victoire en 2007) – qui fournit 94% des 10,8 millions de clients résidentiels français – sur l’intérêt général et les missions de service public.
Avec l’effet conjugué de la crise et de la hausse des prix, 3,4 millions de ménages sont concernés par la précarité énergétique, et de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures. Ils sont abandonnés par le gouvernement qui a renoncé à agir.
Comme le propose le PS, le financement d’un vaste plan de lutte contre la précarité énergétique, notamment pour les logements les plus modestes doit être assuré dans le cadre d’une fiscalité écologique juste et efficace. Par ailleurs, afin d’assurer un accès aux besoins fondamentaux pour tous, nous devons faire évoluer la tarification pour permettre aux plus modestes d’avoir accès à l’énergie à un coût abordable.
Malgré cette situation catastrophique, le gouvernement et la droite continuent de bouleverser les conditions de régulation de l’énergie. La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité), qui ouvre les marchés de l’électricité à la concurrence pour les particuliers, va étendre à l’électricité les problèmes rencontrés aujourd’hui pour le gaz.
Du blogb de Nicolas Cadène

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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