Le Bahreïn doit cesser d’utiliser des hôpitaux comme outil de répression

Publié le par desirsdavenirparis5

 

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Au Royaume de Bahreïn, être blessé par les forces de sécurité est devenu un motif d’arrestation et prodiguer des soins médicaux entraîne une peine d’emprisonnement. Durant les troubles civils actuels, les infrastructures sanitaires bahreïnies ont systématiquement été utilisées comme un outil de répression militaire contre les manifestants, avec l’assentiment du Conseil de coopération du Golfe. Le silence des principaux alliés étrangers, comme les États-Unis – qui a des liens étroits avec le Bahreïn, et même une base navale dans le pays – ne peut être interprété que comme une acceptation des attaques militaires incessantes empêchant de recevoir et de fournir des soins de santé en toute impartialité.

Alors que le gouvernement de Bahreïn et ses partisans continuent de qualifier les manifestants d’« émeutiers », de « criminels », d’« extrémistes », d’« insurgés » ou de « terroristes », un qualificatif reste bizarrement absent de cette liste pour tous ceux qui sont blessés : les « patients ». Médecins Sans Frontières (MSF) a tiré pour la première fois la sonnette d’alarme le 7 avril. Notre équipe avait, en effet, constaté dans tous les villages où nous avions pu nous rendre que des patients avaient été gravement battus ou torturés en prison ; des écolières avaient été physiquement abusées et menacées de viol ; et des patients nécessitant une hospitalisation d’urgence ne voulaient pas se laisser hospitaliser, le risque de se faire arrêter étant trop important. .......

 vendredi 20 mai 2011, 13:55

 

Christopher Stokes Directeur général de Médecins Sans Frontières

www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2011-05-20/le-bahrein-doit-cesser-d-utiliser-des-hopitaux-comme-outil-de-repression-841211.php

Publié dans Proche-Orient

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