La stabilité germanique a du plomb dans l’aile

Publié le par desirsdavenirparis5

 

La démission de Jürgen Stark, l’économiste en chef de la BCE, place l’Allemagne devant une réalité : le modèle de discipline monétaire et financière qu’elle a toujours défendu n’est plus adapté en ces temps de crise, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Frank Lübberding

Les institutions sont des forces d’inertie qui suivent toujours le même scénario routinier. Cela engendre une confiance dans les résultats de leur action. Elles détestent l’incertitude et s’adaptent mal au changement. Souvent, cela donne lieu à des débats sur leur raison d’être. A quoi servent-elles, au juste ? Cette question, Jürgen Stark – qui a démissionné de ses fonctions d’économiste en chef de la Banque centrale européenne, le 9 septembre – se l’est également posée.

La BCE a toujours été considérée comme l’enfant légitime de la Bundesbank, toute entière vouée à la stabilité monétaire. Jürgen Stark a un point de vue bien arrêté sur le fait que la Banque centrale achète à grande échelle des emprunts d’Etat à des pays endettés jusqu’au cou : "Dans le contexte actuel, la mise en place d’une politique financière rigoureuse devrait avoir de nombreuses retombées positives sur la confiance, ce que confirment des études de cas : les programmes de redressement ambitieux s’accompagnent rapidement d’effets positifs sur la croissance". Jürgen Stark propose donc de faire des économies, et c’est tout.

Vu sous cet angle, le système financier n’est rien d’autre que le pendant monétaire de l’économie réelle. Les citoyens mettent de côté et les entreprises investissent. C’est à ces conditions seulement que la réduction des dépenses publiques peut avoir, à long terme, des retombées largement positives.............

L'épine européenne dans le pied allemand

 

La difficulté allemande à s'adapter au changement

 

12 septembre 2011

www.presseurop.eu/fr/content/article/940481-la-stabilite-germanique-du-plomb-dans-l-aile

Publié dans Europe

Commenter cet article