La police "traque" les sans- papiers aux abords des passages piétons

Publié le par desirsdavenirparis5

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À Toulouse, la police
À Toulouse, la police

Ihmed A., un Tunisien de 34 ans, a été verbalisé par la police de l'air et des frontières, mercredi 23 juin, à Toulouse, parce qu'il aurait traversé le boulevard de Strasbourg à moins de 50 m d'un passage piéton. Une infraction au code de la route punie d'une amende de 4 € et qui a permis aux policiers de contrôler son identité. Car, comme le stipule la loi, il faut une raison pour pouvoir demander à quelqu'un de présenter ses papiers. « Ne nous y trompons pas. Il y a de la part de la police un habillage légal, pour pouvoir contrôler ceux qui ont une gueule d'étranger. Depuis cinq mois, ce genre d'affaires se multiplie dans la Ville rose. C'est un délit de faciès inadmissible en démocratie. Tout ça pour réaliser les quotas fixés par Hortefeux ! », s'insurge maître Christian Ethelin, défenseur d'Ihmed. Comme ce dernier est en situation irrégulière, il a aussitôt été placé au centre de rétention administrative de Cornebarrieu. Le juge de la détention et de la liberté avait statué, hier, sur sa reconduite à la frontière ou sa remise en liberté. Maître Nicolas Chambaret, son second défenseur, a demandé « l'annulation de la procédure puisqu'il ne s'était pas vu notifier ses droits une fois en rétention ».

Le juge l'a suivi dans sa demande et Ihmed, qui a nié avoir traversé l'avenue en ce 23 juin. Il a recouvré la liberté. Jusqu'à quand ?

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