La grogne des médecins étrangers

Publié le par desirsdavenirparis5

Des milliers médecins venus de l'étranger mais exerçant en France ont manifesté mercredi devant le ministère de la Santé.

 

Les médecins ont manifesté devant le ministère de la Santé mercredi SIPA

Sans eux, une part très importante des services hospitaliers français ne fonctionneraient plus. Venus du Maghreb ou d'Asie du Sud, les médecins étrangers occupent aujourd'hui de nombreux postes délaissés par les diplômés français. Et pourtant, près de 4.000 d'entre eux qui ne viennent pas de l'Union européenne (UE), pourraient se retrouver au chômage et contraints de quitter le pays d'ici la fin de l'année.

S'ils veulent continuer d'exercer, ces médecins devront en effet passer un concours d'équivalence. Aujourd'hui dans les faits même si le diplôme obtenu dans leur pays d'origine n'a pas d'équivalence en France, ces médecins sont parfaitement compétents et reconnus par leur pairs. Or ce concours de régularisation qui se tiendra en octobre n'offre que 300 places pour près de 4.000 inscrits. Cela va donc se traduire par le départ forcé de nombreux médecins.

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« C'est injuste »

Pour Badreddine Benouaret, secrétaire général adjoint du Syndicat des praticiens à diplôme hors Union européenne les choses sont claires : « L'Etat ne veut que des médecins qui viennent de l'Union européenne » au détriment de ceux qui viennent du Maghreb notamment. « C'est injuste parce que les professeurs qui enseignent dans les facultés de médecine au Maghreb ou d'Afrique francophone ont souvent été formés en France ». Et le praticien qui exerce depuis une dizaine d'année dans l'hexagone d'affirmer que la faculté  de médecins d'Alger ou de Dakar est aussi au moins bonne que celle de Budapest ou Varsovie.

Pour le syndicat, il est désormais tant que l'Etat se saisisse de la situation, car cela « aggravera l’offre de soins sur le territoire avec des dizaines d’hôpitaux en France qui risquent de se retrouver en pénurie de praticiens et notamment dans les zones où on a le plus besoin, les déserts médicaux ». Une situtation d'autant plus délicate qu'à partir du 31 décembre plus aucun cadre législative n'encadrera alors la venue des médecins étrangers issus d'un pays hors de l'UE.

Publié dans Santé-Sciences

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