La France n'obéit pas aux marchés mais fait ce qu'ils demandent

Publié le par desirsdavenirparis5

 

Pourquoi Paris sauvera son triple A.Depuis Démosthène, rien n'a changé: la politique est d'abord l'art de la parole. Les discours sont peut-être d'une qualité littéraire plus faible aujourd'hui qu'au IV∞ siËcle avant J.-C., mais ils restent le premier levier de l'action gouvernementale. On en a une nouvelle illustration avec le débat sur le redressement des finances publiques et cette rigueur dont il ne faut pas prononcer le nom.
Depuis que ce dossier est ouvert, le Premier ministre François Fillon manifeste des dons pour l'euphémisme d'autant plus surprenants qu'il n'avait pas hésité antérieurement à employer un langage franchement brutal en parlant d'une France ´en failliteª. Abordant  la question des déficits à Epinal, le 3 juin, il affirme ne pas céder aux ´diktats des spéculateurs et des marchésª, mais  rappelle qu'il est ´dangereux d'ignorer les avertissementsª. Autrement dit, la France n'est pas aux ordres des marchés, elle fera de son plein gré ce qu'ils lui demandent de faire... Ce n'est pas la même chose!

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 ´Aujourd'hui, constate Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco Asset Management, la zone euro est l'une des moins endettées des Èconomies occidentales, qu'il s'agisse de la sphËre privÈe ou de la dette publique. A l'avenir, les besoins de financement de la zone euro devraient galement Ítre moindres que ceux des autres grandes rÈgionsª.
 
GÈrard Horny
www.slate.fr/story/23939/france-marches-speculation-rigueur-retraite-euro

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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