La conjoncture s’améliore doucement. Mais pas partout, et pas pour tout le monde.

Publié le par desirsdavenirparis5

La grande divergence et la petite convalescence de l'économie mondiale  

Obnubilés par les problèmes de Barack Obama et les crises de la dette en Europe, nous avons perdu de vue que le monde, deux ans après la plus forte crise depuis les années 1930, ne va pas si mal. L'année 2010 s'achève sur une croissance record en Asie, ce que l'on n'ignorait pas, mais aussi sur une consolidation de la reprise en Amérique et en Europe, ce dont on avait douté avant l'été. L'année 2011 s'annonce de la même veine avec une croissance partout consolidée. Le navire de l'économie mondiale reste frêle, sans doute, mais aucune méchante vague ne semble plus en mesure de l'envoyer par le fond.

Rien de rose toutefois. Nouriel Roubini, l'économiste de New York, Cassandre-mondial-en-chef, résume l'état du monde dans une formule choc: «10 % de croissance en Chine, 10% de chômage en Occident». Ce découplage entre les pays développés et émergents sera le souci de 2011. Les premiers craignent la déflation, les seconds doivent lutter contre l'inflation. Les premiers voient leur croissance handicapée par des problèmes «structurels» qui seront long à se résorber, les seconds trop véloces ont commencé à mettre le pied sur le frein.

Cette grande divergence, comme on peut la nommer, provoque instabilités et menaces; les élections de mi-mandat américaines ou les manifestations en Grèce le démontrent. La tentation protectionniste est devant nous. ........

Eric Le Boucher

Cet éditorial a déjà été publié dans les Echos du 17 décembre.

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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