Justice restaurative : la France tarde à réunir victime et bourreau

Publié le par desirsdavenirparis5


La France accuse un sérieux retard dans le domaine de la justice dite « restaurative » ou réparatrice, un programme qui, après le procès, encadre la rencontre entre une victime et son bourreau. Pourtant, cela permet à la fois d'apaiser l'esprit de l'un et de diminuer le risque de récidive de l'autre.

Jean-Paul Chenu, dont le fils aîné François a été battu à mort en 2002 par trois skinheads, se souvient :

« A la fin du procès, nous nous sommes rendus compte avec ma femme que nous n'avions pas pu dire aux assassins de notre fils tout ce que nous avions sur le cœur.

Des questions demeuraient aussi sans réponses. »

Six mois plus tard, le couple envoie une lettre aux meurtriers. L'un d'entre eux va leur répondre. Un échange épistolaire est engagé, il durera plus d'un an.

Seuls, les Chenu ont expérimenté un concept déjà largement développé à l'étranger depuis une vingtaine d'années. Dans plus d'une dizaine de pays, la justice restaurative, chapeautée par l'administration pénitentiaire, encadre la prise de contact entre une victime, sa famille et l'auteur du délit. Tous doivent être volontaires pour y participer.

PLAN

« Donner une dimension humaine à l'auteur des faits »

Un taux de récidive beaucoup moins élevé

« Notre pays a une culture de la sanction »


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