Jean-Jacques Urvoas promet une mini-révolution au ministère de l’Intérieur

Publié le par desirsdavenirparis5

 

Jean-Jacques Urvoas est député de Quimper (élu en 2007) et secrétaire national chargé de la sécurité au sein du Parti socialiste, depuis mai 2009. Quelles que soient les opinions politiques de chacun, force est de reconnaître que, en deux ans, cet ancien universitaire a travaillé comme aucun responsable politique avant lui. De fait, le livre qu’il vient de publier aux éditions Fayard (11 propositions chocs pour rétablir la sécurité, préface de Pierre Joxe) n’a rien à voir avec les exercices du genre habituels en politique, consistant simplement à afficher une posture politico-médiatique sans connaître réellement les dossiers, dans des livres ou des rapports largement écrits par d'autres. Dans ce livre, M. Urvoas explique dans le détail ce qu’il a appris en deux ans de travail, ce qu’il en a conclut et donc ce qu’il aimerait faire s’il était demain aux responsabilités, quitte à bouleverser beaucoup d'habitudes et à ouvrir quelques débats de fond. Encore une fois, la chose est tellement rare qu’elle mérite d’être prise très au sérieux, que ce soit pour appuyer ses propositions ou pour les critiquer.

1- « Rénover le sens de l’autorité »

Ce premier point exprime la philosophie générale du propos. Les policiers et les gendarmes sont là avant tout pour la protection des citoyens et non celle de l’État, encore moins des intérêts personnels d'un ministre ou d'un président. Tel est le principe de base qui doit être rétabli pour M. Urvoas, et doit permettre de dissiper le malaise actuellement grandissant d’une part entre la police et la population, d’autre part au sein même des forces de l’ordre. Il doit permettre ensuite de clarifier le fonctionnement institutionnel de la police nationale où règnent actuellement trop souvent l’esprit de chapelle, une multitude de corps, de services, d’unités, de pré-carrés, toutes choses qui diluent la politique de sécurité et la chaîne de commandement. On ne peut qu’approuver le principe. Par ailleurs, l’on aurait aimé en savoir plus sur le rôle des syndicats, qui n'est qu'évoqué en passant. Comme critique générale de la situation actuelle, on s’attendait aussi à un développement sur l’autorité comme découlant de la légitimité et non de la menace, ainsi qu’à un passage sur la police de proximité (dont l’existence est un débat récurrent). On en est frustré.

PLAN

2- « Renforcer la cohérence entre sécurité et justice »

 

3- « Décharger les policiers et les gendarmes des tâches administratives » 

4- « Penser l’avenir »

« 

5- « Adapter l’implantation des forces de sécurité aux besoins des territoires »

 .

6- « Déconcentrer la police sur une base régionale »

 

7- « Supprimer la préfecture de police de Paris » 

8- « Bâtir des stratégies locales de sécurité »

 

9- « Dédier les polices municipales à la tranquillité publique »

 

10- « Valoriser les compétences des CRS »

 

11- « Restaurer le rayonnement de la gendarmerie »

 .

Un mot de conclusion

 

 

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