Grippe A(H1N1) Indicateurs en hausse en Île-de-France

Publié le par desirsdavenirparis5

 Si pour la sixième semaine consécutive, le recours aux soins en médecine de ville reste « élevé et stable », pour la grippe clinique (saisonnière) et les IRA (infections respiratoires aiguës), le bulletin épidémiologique hebdomadaire grippe A(H1N1) révèle qu’en Île-de-France tous les indicateurs sont à la hausse.

LA CIRCULATION du H1N1 s’intensifie nettement en Île-de-France, d’après les données collectées par les trois réseaux spécialisés (GROG, Sentinelles et OSCOUR) pour la semaine du 12 au 18 octobre. Les réseaux GROG ont enregistré une augmentation de 4 à 9 % de la proportion des prélèvements positifs pour le virus A(H1N1), en raison d’ailleurs de la forte progression observée en Île-de-France.

La semaine dernière, le virus pandémique a représenté la quasi-totalité des virus grippaux circulants. Toujours en Île-de-France, le réseau OSCOUR signale une augmentation du recours aux urgences pour la deuxième semaine consécutive, avec une hausse « particulièrement marquée » chez les moins de 15 ans.

Sur l’ensemble de la France métropolitaine, l’incidence des consultations pour grippe clinique, d’après Sentinelles, reste stable, à 159 cas pour 100 000 habitants, toujours supérieure au seuil épidémique (114 cas pour 100 000) ; l’excès hebdomadaire de consultations pour grippe clinique est estimé à 72 000 consultations ; la proportion d’Insuffisance Respiratoire Aigüe, parmi les actes médicaux en médecine de ville, est également stable.

Par contre, l’activité grippale du réseau SOS Médecins, s’inscrit en diminution pour la  4ème  semaine consécutive.

Les GROG, après avoir effectué des prélèvements, concluent cependant à une augmentation des consultations pour la seule grippe A(H1N1), estimées à 99 000. Le nombre des cas hospitalisés progresse également.

Par contre, dans les départements français d’Amérique et à Mayotte, l’activité grippale marque le pas, avec l’arrivée de l’été austral. À La Réunion, l’épidémie est même terminée.

Au niveau international, l’hémisphère Nord connaît une activité globalement en augmentation, une première vague s’étendant progressivement dans plusieurs pays du nord de l’Asie et de l’Europe, tandis que l’Amérique du Nord est confrontée à une deuxième vague. Depuis le début de l’épidémie, la France a enregistré 36 décès de malades porteurs du virus (9 en métropole, 1 en Guyane, 1 en Martinique, 1 en Guadeloupe, 6 à La Réunion, 2 à Mayotte, 9 en Nouvelle-Calédonie et 7 en Polynésie française). La semaine dernière, six cas graves, dont deux décès, ont été rapportés en France métropolitaine, ainsi qu’un décès en Guadeloupe.

 Source INSERM et Quotidien du médecin

 

 

Jean Canet


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Publié dans Santé-Sciences

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