France Bleu Hérault - Royal: en matière économique "l’ordre juste ça veut dire une réforme bancaire ; l’ordre juste doit aussi se décliner au niveau international, on le voit avec la Grèce"

Publié le par desirsdavenirparis5


  

« C’est à l’appel d’un certain nombre de militants que je viens, qui me disaient : « Mais Ségolène, on t’a soutenue, tu n’es jamais revenue. ». C’était un peu devenu un espace interdit, parce qu’on osait plus y mettre les pieds, si j’ose dire. […] Et là je me suis dit, mais c’est vrai au fond, il n’y a aucune raison de laisser à l’abandon des militants, des sympathisants, des citoyens, parce qu’il y a des problèmes à régler au niveau de la direction de la fédération, […] et ce que je veux, c’est venir vraiment en toute amitié, en toute fraternité. », explique Ségolène Royal à la fin de l’interview sur sa venue demain à Montpellier pour une réunion publique, à 16h et à 10 jours de la date d’ouverture officielle des dépôts de candidature pour la primaire socialiste.

La candidate aux primaires du PS était l’invitée du 8h10 ce matin sur France Bleu Hérault, où elle a répondu par téléphone aux questions de Pierre-Jean Pluvy.

Ségolène Royal est longuement revenue sur ce qu’était pour elle « l’ordre juste » en matière économique, tant au niveau national qu’international avec les investissements spéculatifs et les investissements dans les PME, les investissements du FMI, et l’absence d’investissement massif pour son avenir de l’Europe, notamment dans les énergies renouvelables :

« Il y a des années qu’on aurait dû investir dans les énergies nouvelles, moi je l’avais proposé lors de la campagne de 2007, de faire de la France la première puissance écologique d’Europe, aujourd’hui ça serait le cas si j’avais été aux responsabilités ».

Interrogée sur le limogeage d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, elle a regretté cette décision pour « une femme exceptionnelle, que je connais bien », puisque Madame Lauvergeon, une des (trop) rares femmes à la tête d’un grand groupe industriel français, Normalienne et Ecole des Mines, avait été la "sherpa" du président François Mitterrand entre 1991 et 1995, sa représentante personnelle, chargée notamment de préparer les G7, Time la classant parmi les 100 personnes les plus influentes du monde début 1995.

Interrogée sur la dépénalisation du cannabis, Ségolène Royal a répété sa position : pas de dépénalisation, mais une frappe des têtes de réseaux et un démantèlement des réseaux, avec la pleine utilisation des moyens de la police et du renseignement.

Questionnée sur sa spécificité dans la primaire par rapport aux autres candidats, Ségolène Royal en est venue à « ce que j’appelle l’ordre juste », « arrêter ce déclin et faire en sorte qu’en remettant des règles justes dans la société ».

Frédérick Moulin

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.......

 

Publié dans Ségolène Royal

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