Forte colère des sages-femmes en grève vendredi 18Juin

Publié le par desirsdavenirparis5


Les sages-femmes salariées et libérales, en grève vendredi 18 juin, défileront à Paris, de la place de la République à 10 h 30, jusqu’au ministère des Finances à Bercy où elles demandent à être reçues par François Baroin, le ministre du Budget.
23 000 sages-femmes exercent aujourd’hui en France dont 3 200 en libéral.
Leur cri : « Nous ne pouvons plus assurer un travail de qualité pour la femme, les parents, le nouveau-né. »
 Celles qui exercent en activité libérale « sont confrontées à des revenus trop bas pour assurer la survie de leur activité », dénonce l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) qui s’insurge contre le blocage des négociations avec l’assurance-maladie et des propositions jugées « indécentes ». Un exemple : la lettre clé SF permettant la cotation des principaux actes des sages-femmes et représentant 90 % de leur activité libérale est bloquée à la même valeur (2,65 euros) depuis 2002. Conséquence : le revenu annuel des sages-femmes « qui est déjà le plus bas de tous les professionnels de santé y compris les auxiliaires médicaux, est en baisse depuis 3 ans, mettant en difficulté l’existence même de certains cabinets ».
La sage-femme hospitalière « doit faire face à des impératifs de « rentabilité » qui imposent une cadence infernale de jour comme de nuit. 
La cotation des actes des sages-femmes à l’hôpital, en particulier en soins externes, « n’est pas rentable, selon l’ONSSF, ce qui engendre soit une diminution des postes de sages-femmes pour les consultations, la préparation à la naissance ou les échographies, soit l’utilisation (bien qu’illégale) de la cotation "médecin" pour ces actes pratiqués par des sages-femmes car plus rentables, rendant ainsi leur activité invisible dans ces domaines ».
 
Rappelons que les sages-femmes pratiquent des consultations médicales obstétricales (pré et postnatales) ainsi que gynécologiques (suivi préventif et contraception) avec le même contenu, les mêmes obligations médicales et la même responsabilité que le médecin généraliste mais « le tarif de la consultation de grossesse (19 euros) reste 15 % moins élevé que celui du médecin généraliste, et le tarif de la consultation gynécologique (17 euros) 23 % moins élevé ».
En conséquence, l’ONSSF demande une réévaluation rapide de la lettre clé SF; la parité de la valeur de la consultation obstétricale et gynécologique avec celle de la consultation du médecin généraliste et la réforme de la nomenclature qui prenne en compte les nouveaux actes techniques assurés par les sages-femmes et reconnaisse leurs nouvelles compétences.
Source : Le Quotidien du Médecin (15/06/2010)

Publié dans Santé-Sciences

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