Femmes de chambre exploitées à tous les étages

Publié le par desirsdavenirparis5

Ça ne se passe pas à l'hôtel Sofitel de New York mais dans un «hôtel-résidence» Pierre & Vacances aux alentours de Cannes dans les Alpes-Maritime. Des femmes de chambre, qu'habituellement personne ne remarque. Ni les clients, ni leurs employeurs, tant elles sont «discrètes». Invisibles plutôt. Femmes, noires, sans papiers, pas qualifiées, parlant mal le français, l'écrivant encore moins, elles cumulent les risques de discrimination dans une relation au travail.

Elles sont chargées du nettoyage du lieu, frottent, récurent, époussètent. Les chambres, les lits, les salles de bain, mais aussi la vaisselle. 

Les contrats qui les lient au «directeur du site» sont à l'image du rapport de force avec lui. En leur totale défaveur. Conclus pour une semaine, renouvelés au gré des besoins «sans formalités ni prévenance», ils sont prévus pour les «extras», à savoir le «surcroît d'activité lié aux rénovations». Aucune protection n'est prévue, si ce n'est le tarif horaire brut de 9,90 euros, égal au Smic en vigueur, «y compris l'indemnité de congés payés», précise le contrat.

 


 18 Mai 2011 Par Carine Fouteau

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