Ecole : quand les postes sautent, c'est l'aide aux élèves qui trinque

Publié le par desirsdavenirparis5

Le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, présentait ce lundi son enquête sur les effets des suppressions de postes répétées.

 

 

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Comment faire autant avec moins ? C'est le dilemme des chefs d'établissements scolaires, à quelques jours de la rentrée des classes, marquée depuis maintenant dix ans par des baisses d'effectifs. Cette année, ils devront composer avec 16.000 suppressions de postes. Comment, dans ces conditions, boucler les emplois du temps et tenter d'assurer la continuité du service public ? Où couper ? Des suppressions pures et simples de classes à la suspension des cours de soutien faute de mieux... Quelles sont les répercussions pour les élèves ?

«Paradoxalement, les effets ne se voient pas forcément le jour de la rentrée. Mais plus tard, au fil des mois, quand se pose la question du remplacement d'un professeur par exemple»,déplore Philippe Tournier, le secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN). A défaut d'études et de données chiffrées fournies par le ministère, ce syndicat majoritaire des chefs d'établissement a mené une enquête auprès d'un panel de 1500 établissements.

Premier constat: ce sont les cours à effectifs réduits qui trinquent en priorité. «Un tiers des établissements suppriment les opérations d'aide aux élèves», comme l'accompagnement personnalisé, mesure phare de la réforme du lycée de Xavier Darcos. «La politique du ministère n'est pas assumée. Ils suppriment des postes mais ne changent pas leur discours "on fait la même chose qu'avant et même on en fait toujours plus". Il n'y a que rue de Grenelle que l'on peut penser faire pareil avec moins», peste Philippe Tournier. «On lance des projets éducatifs qualitatifs et l'année d'après, on est obligé de les stopper faute de budget. C'est décourageant. L'effet est nul sur le plan pédagogique et dévastateur sur le moral des enseignants», ajoute Catherine Petitot, secrétaire générale adjointe du syndicat.

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Par M.P

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