Comment les lobbies imposent les rythmes scolaires

Publié le par desirsdavenirparis5

 

La réforme des rythmes scolaires en France est un serpent de mer politique qui dure depuis trente ans. Car aux explications chronobiologiques ont souvent été préférés les arguments industriels et économiques.

Nous sommes en 1980 et le Conseil économique et social présente un rapport selon lequel la France est le pays riche qui présente la période de vacances scolaires la plus longue pour une journée type en classe la plus chargée. En 2011, trente ans plus tard, malgré une montagne de rapports sur «les rythmes scolaires et l'enfant» — citons le rapport de l'Académie de médecine sur les «rythmes physiologique et biologique de l’enfant», celui de la Cour des comptes sur «l'organisation des emplois du temps», ou celui de l'Inspection générale de l'Education nationale sur la «nocivité» de la semaine de 4 jours — la situation n'a pas changé.

A chaque fois, le constat est identique: les journées de travail sont trop longues et l'année scolaire trop courte. Résultat, les programmes annuels sont expédiés tambour battant, les enseignants frustrés et les élèves, fatigués et démotivés, décrochent pendant l'été passé loin des manuels. Sans parler des conséquences possibles sur la déscolarisation, l'absentéisme, la médicalisation des enfants, l'agressivité en hausse, la violence scolaire...

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Une histoire économique
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Des alliés publics
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Bastien Bonnefous

www.slate.fr/story/33455/rythmes-scolaires-ecole-vacances-zone-A-B-C-lobbies-calendes-grecques

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