Carrefour : les comptes d’apothicaires des actionnaires face au ras-le-bol des salariés

Publié le par desirsdavenirparis5

 

 

 

Quatre syndicats de Carrefour s’étaient réunis mardi matin au cœur de Paris pour s’opposer à la scission du groupe décidée au même moment en assemblée générale. Ils dénoncent la gestion de l’entreprise, dictée par la rapacité des actionnaires. Reportage.

« Les salariés ne sont pas des jambons ! » Sous une forêt de drapeaux et de banderoles, entre le Conseil d’Etat et le palais du Louvre, au centre de Paris, les délégués syndicaux du groupe Carrefour de toute la France se sont réunis, ce mardi, contre la vente de la filiale Dia. La chaine internationale de hard discount, encore appelée ED en France jusqu’à l’an passé, sera vendue par le groupe Carrefour pour 4 milliards d’euros.

Réunis en intersyndicale avec le soutien d’organisations européennes, les salariés s’opposent à un « démantèlement » du groupe et craignent de perdre leurs droits sociaux (lire le communiqué). « Nous n’allons pas laisser tomber nos collègues de Dia. Pour eux, la scission signifie d’ici 15 mois la perte de tout ce que nous avons négocié dans le cadre des accords d’entreprise », explique Armel Ringot, délégué national CFDT de Carrefour Market à Boulogne-sur-Mer.

Cette scission était défendue par les deux principaux actionnaires de Carrefour, le fonds d’investissement Colony Capital et Bernard Arnault (14 % du capital et 20 % des droits de vote à eux deux), qui veulent compenser la chute du titre de 45 à 30 euros depuis leur entrée au capital du groupe. Chafouins, ils demandent désormais un retour sur investissement. Un dividende exceptionnel leur sera donc versé grâce au fruit de la scission ......

Le ras-le-bol des employés

Publié dans Capitalisme-crise- G20

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