Benjamin Stora : "On assiste à la naissance de l'individu arabe"

Publié le par desirsdavenirparis5

  

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"Une aspiration formidable à la liberté et la fin de la peur" © Vincent Fournier/J.A.

L’historien et spécialiste du Maghreb publie un livre d’entretien autour du « printemps arabe ». Un bouleversement radical qu’il juge irréversible et qui traduit la volonté des citoyens de prendre enfin en main leur propre destin.

Qui ne connaît son nom? Professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’université Paris-XIII, auteur d’une trentaine d’ouvrages, Benjamin Stora fait autorité depuis un bon tiers de siècle dès qu’il est question de l’Algérie, pays auquel il a consacré ses premières recherches. Mais il est aussi depuis fort longtemps un spécialiste de l’immigration en France et surtout l’un des observateurs les plus aigus des évolutions du monde arabe. Il ne pouvait donc qu’être particulièrement attentif aux révolutions et aux révoltes qui ont eu lieu, qui sont en cours ou qui couvent au Maghreb et au Moyen-Orient. Il publie d’ailleurs en ce début du mois de juin Le 89 arabe, un livre d’entretien avec Edwy Plenel, patron du journal en ligne Mediapart et ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde. Ce « 89 » renvoie aussi bien dans son esprit à la Révolution française de 1789 qu’à la chute du mur de Berlin en 1989, façon de signifier – comme l’entretien qui suit le prouve à l’évidence – à quel point il prend au sérieux, et considère comme irréversible, cet ébranlement des sociétés arabes auquel on assiste aujourd’hui. Et qu’il constate sur le terrain: lorsque nous l’avons rencontré, il revenait de Tunisie, le pays où tout a commencé, et préparait un voyage imminent au Maroc.

Jeune Afrique: Si on devait résumer en quelques mots ce qui est en train de se passer dans le monde arabe…


Mais ce qui me paraît également très important en ce moment, c’est que les sociétés arabes sont à la recherche de vrais partis politiques, et non plus seulement de partis organisés par le haut. Elles sont, dans le même ordre d’idée, en quête de vrais syndicats, d’intellectuels qui sont dans une authentique posture critique.

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S’agit-il de révolutions liées à une situation objective devenue insupportable? Ou plutôt d’une sorte de révolution subjective, dans la tête des gens?

 

Si le phénomène était ainsi prévisible, avec des signes avant-coureurs, pourquoi avons-nous tous été tellement surpris par ce qui vient de se passer

Et parmi les éléments objectifs, lesquels, au-delà des dictatures évidemment insupportables, ont été déterminants?

Pourquoi cela démarre-t-il dans cette Tunisie, qu’on disait presque apathique, plutôt qu’ailleurs? 

En Tunisie comme ailleurs, le mot révolution est-il adapté pour parler de la situation récente ou en cours?

 

En Algérie, il se passe à la fois beaucoup de choses et rien de déterminant pour l’instant, semble-t-il…

Et le Maroc? 

Et en Tunisie, comment voyez-vous l’évolution de la situation?

L’Égypte?

Comment tout cela peut-il avoir un effet sur le problème palestinien? 

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Propos recueillis par Renaud de Rochebrune

 

www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2630p049-051.xml0/algerie-maroc-presse-tunisiebenjamin-stora-on-assiste-a-la-naissance-de-l-individu-arabe.html

Publié dans Afrique

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