Audrey Pulvar et les conflits d'intérêts ...

Publié le par desirsdavenirparis5

Je trouve la décision de I Télé tout à fait exagérée.
 Elle me fournit néanmoins néanmoins l'occasion de citer un passage d'un texte qui a servi de base à l'amendement, le N°34 , présenté par MEAG lors de la convention sur l'Egalité réelle.

Ces dernières années en effet on assiste en France à une augmentation des conflits d'intérêts.

Selon le Conseil de l'Europe, «un conflit d'intérêt naît d'une situation dans laquelle un agent public a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l'exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles».

Il y a deux conceptions du conflit d'intérêts. La conception française et celle de presque tous les autres pays et de toutes les organisations internationales.

Dans la conception française, juridique et politique, le conflit d'intérêts lui même n'est ni un délit, pour le code pénal, ni une faute, du point de vue politique et administratif. Le conflit d'intérêts n'est pas mentionné dans le code pénal. Les délits qui existent sont la prise illégale d'intérêts, le délit de favoritisme ou la corruption. En d'autres termes, il faut avoir été pris la main dans le sac et que ce soit prouvé pour être condamné. Les scandales mis en évidence font la une des journaux et alimentent la chronique. A chaque fois la réponse des auteurs est du même type.«Pour des gens honnêtes, il n'y a pas de risque de conflit d'intérêt» déclarait Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée à propos d'Eric Woerth en juillet 2010. Mais où finit l'honnêteté ou commence la forfaiture ?

C'est pourquoi il est très difficile de prouver la corruption d'autant que le pouvoir en place dispose des moyens de pression efficaces pour annihiler toute vélléité de jugement et, de ce fait, le plus souvent, les délits demeurent impunis.


Dans la plupart des autres pays, il en va autrement. La faute commence en amont, dès lors que l'on est en situation de devoir concilier des intérêts contradictoires. Les règles sont ainsi plus claires.


  Il ne se passe pas une semaine sans qu'on n'entende pas parler d'un cas de conflit d'intérêt.
Cela mine le climat de confiance d'un pays et nous renvoie aux brillants travaux de Yann Algan  exposés lors d'une précédente UPP.

Voilà, c'était mon quart d'heure de pub pour l'amendement N°34.

Bonne journée

Jean Pierre Guilbert Membre de DA paris

Publié dans Morale-Moeurs-Loi

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