Agressions sexuelles: des frontières juridiques floues entre séducteur et harceleur

Publié le par desirsdavenirparis5


Quand le «séducteur invétéré» devient-il un harceleur sexuel? Quand le «dragueur lourd» est-il susceptible d'être traduit en justice? Aller trop loin, ça commence où pour un tribunal? À quel moment des pratiques relevant de la vie privée basculent-elles dans le champ public du délit, voire du crime?

Ceux qui s'érigent en défenseur de Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol et d'agression sexuelle envers une femme de chambre à New York, ne mettent pas seulement en avant la présomption d'innocence de leur ami ou client. De la dénégation à la relation consentie en passant par les jugements sur le physique de la victime présumée, tout y passe ou presque. L'avocat de Georges Tron, l'ex-secrétaire d'État à la fonction publique poursuivi pour agression sexuelle, qualifie, lui, les plaignantes, d'«affabulatrices».

À leur manière, et sans le savoir, les uns comme les autres reprennent à leur compte les argumentaires les plus communs dans les prétoires quand un homme – c'est le plus souvent un homme – est accusé de violences sexuelles.

Un détour par la jurisprudence s'impose au moment où se succèdent les affaires impliquant des hommes politiques. En droit français, les frontières entre séducteur et harceleur sont a priori clairement établies. Elles se révèlent à l'usage mouvantes, évoluant au gré des décisions des juges, et insatisfaisantes, reflétant la perméabilité de la société au sexisme......

 

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Publié dans Morale-Moeurs-Loi

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