ENCORE LE CONGÉ POST-NATAL !

Publié le par desirsdavenirparis5

LE BLOG DE JEAN CANET

Dimanche 22 Février, Nadine Morano  Secrétaire d’État aux affaires familiales  était l’invitée de Serge Moatti à l’émission  de télévision « Ripostes » sur  France 5. Interrogée sur l’intention de réduire le congé parental post-natal elle a enfoncé le clou, sans la moindre nuance, en répétant mot pour mot, comme une leçon bien apprise l’argumentation de son maître à « penser » Nicolas Sarkozy.

C’est bien de la réduction du congé parental (à ne pas confondre avec le congé de maternité) qu’il s’agit. Aux yeux du Président et de Nadine Morano : « il est parfois à l’origine d’un immense gâchis pour les femmes.[…] L’arrêt de travail ne doit pas être une solution par défaut, le mode de garde auquel on doit se résigner ».Tout cela sous le seul prétexte que leur absence sur leur lieu de travail, pénaliserait  surtout celles qui par leurs diplômes pourraient prétendre  à une belle carrière,  et les placerait dans une situation désavantageuse au regard de leur activité professionnelle. Il est vrai que tout le monde n’est pas Rachida Dati !

Et l’intérêt des enfants là dedans ?  Nadine Morano n’a pas eu un mot  des conséquences que cette régression sociale aurait pour eux !
Dans l’esprit du Président de la République,   et de sa Secrétaire d’État, il s’agit, en fait, de revoir  le financement de la politique familiale, car selon lui : « les 30 milliards de cotisations patronales peuvent être pénalisants pour la croissance et l’emploi. » Actuellement, ces cotisations financent 44% de la branche famille de la Sécurité Sociale, mais qui cotise pour les 56% restant ? Nous tous ! C’est ce que nous appelons «  la solidarité nationale », un terme qui tranche avec ces « charges sociales » dont la droite et ses médias nous rebattent les oreilles pratiquement tous les jours.

 A la suite du discours sur la famille de Nicolas Sarkozy, le responsable de la Caisse Nationale des Allocations familiales, J.L. Deroussen s’est élevé  l’un des premiers, en évoquant une « remise en cause des fondamentaux de la politique familiale. »

NB. D’après nos sources, depuis la mise en place de la prestation d’accueil du jeune enfant, il est possible d’interrompre son activité pendant six mois et à la naissance du deuxième enfant jusqu’à ses 3 ans, en étant rémunéré de 139,53 € à 552.11€ par mois. Et depuis Juillet 2006, on peut s’arrêter un an à partir du troisième enfant, avec une rétribution mensuelle de 611.59 € à 759,54 €.
Jean Canet, 23 Février 2009

Publié dans Santé-Sciences

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